Le fédéralisme à la Française.

Après un rapide tour d'horizon, j'ai décidé de soutenir la création d'une République Fédérale de France, par référendum.

Le but principal est de rallier à notre cause les mouvements régionalistes, afin de faire vaciller plus sûrement la Cinquième République, et d'accélérer l'avènement de la Sixième République.

Mais également il s'agit de donner les moyens à la République de faire face aux crises du 21e siècle en décongestionnant et en démultipliant la capacité de réflexion des organes de décision.

22 avis valent mieux qu'un !


Afin d'illustrer mon propos, méditez l'exemple suivant : 22 gouvernements régionaux peuvent résoudre plus sereinement 22 défis scientifiques ou technologiques, tandis qu'un gouvernement centralisé doit faire face à une pression 22 fois plus forte de la part des lobbies de toutes natures, ce qui ralenti considérablement sa capacité à résoudre les 22 problèmes sus-mentionnés. Le partage des tâches* est un atout fondamental de la République Fédérale.

Les défis multiples posés par le réchauffement climatique et la raréfaction des ressources impliquent le partage des tâches.

Le fédéralisme "intelligent" est une nécessité. Le centralisme "idiot" est un handicap. Le centralisme "intelligent", quand à lui, est un gros consommateur d'énergie et cette énergie politique dépensée pour maintenir la cohésion du système n'étant pas utilisée pour résoudre les problèmes économiques et technologiques, il s'ensuivra un ralentissement et un déclin des démocraties jacobines et centralisées.

Echapper au déclin est vital pour la République et pour la démocratie, il faut donc donner une nouvelle jeunesse à la République Française , en enterrant "avec les honneurs" la Cinquième République faite par et pour De Gaulle. Il faut donner un nouvel enfant à la France, cet enfant sera la Sixième République, ce sera la "Fédérale".

Si je suis élu, je m'engage donc à organiser un référendum sur la reconnaissance des langues régionales et sur la décentralisation politique.

De quoi pourrait-il s'agir ?


-Dans toutes les régions ou une majorité d'électeurs serait favorable à la reconnaissance de la langue régionale, l' Etat Français serait obligé de reconnaître cette langue et ainsi devrait délivrer aux ressortissants de cette région qui en expriment la demande des documents administratifs bilingues. (passeports etc..)

-Dans toutes les régions qui souhaitent une indépendance accrue sur le plan politique, l'Etat serait obligé d'accorder cette indépendance. Toutefois le code du travail français resterait la norme minimale à respecter pour continuer à faire partie de la République Fédérale de France, ainsi que le code de la famille. Cependant rien n'empêcherait les régions d'améliorer la protection des salariés et de leur famille.

-Toutes les régions qui souhaiteraient le maintien du système actuel continueraient de voir s'appliquer le centralisme actuel. De ce fait la Sixième République donnera d'emblée le choix aux régions de choisir leur système de gouvernement: plutôt à prédominance nationale (et parisienne!) , ou plutôt à prédominance régionale.

-Enfin, les deux régions Basse Normandie et Haute Normandie pourraient être réunifiées si une majorité d'électeurs souhaite cette réunification dans les deux régions.


*Le partage des tâches n'est ni incompatible ni antinomique avec la coordination nationale et la mutualisation des moyens, lorsque cela est nécessaire, notamment en politique étrangère. Ce principe est la caractéristique du fédéralisme "intelligent"
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# Posté le mardi 21 octobre 2008 03:40